بسم الله الرحمن الرحيم
Il y a plusieurs degrés de Daʿwa, et chacun demande Une Autorisation d’ALLAH ﷻ et un bagage spécifique.
Le plus haut degré de Daʿwa est le Daʿwa de combat : le Daʿwa offensif qui consiste à aller faire l’appel en terrain hostile, notamment dans les autres religions — et il faut vraiment être armé spirituellement pour exercer ce Daʿwa : Yaqîn, foi inébranlable, connaissance du Qur’an et des techniques de Ruqya car on est notamment confronté, dans ce type d’appel, à des pièges et des forces invisibles, à des résistances.
Un degré moindre de Daʿwa consiste à appeler au moyen de la raison, en essayant d’amener l’appelé à l’intention sincère qui déclenchera La Guidance d’ALLAH ﷻ : ce mode de Daʿwa exige éloquence et patience — mais aussi une certaine capacité d’empathie pour, s’adaptant à son interlocuteur, utiliser son propre mode de pensée afin de l’amener doucement à La Vérité : c’est le même principe que le judo, qui consiste à utiliser l’énergie de son adversaire pour le faire tomber.
Un degré un peu plus bas encore consiste à amener les gens aux prédicateurs expérimentés, en partageant avec eux (par exemple) des vidéos de ces derniers, ou en les conviant à leurs Durus : car si ALLAH ﷻ ne nous a pas doté de compétences propres en matière de Daʿwa, rien n’empêche de renvoyer à ceux qui détiennent de telles compétence ; car en matière de Daʿwa, ce ne sont pas les compétences qui prévalent mais l’intention — et l’intention d’appeler à ALLAH ﷻ au moyen de ceux qui savent faire, en renvoyant à eux, est infiniment meilleure que de laisser faire les savants passivement, sans intention.
Mais le degré de Daʿwa le plus méritoire reste encore le Daʿwa par l’exemple du bon comportement — un Daʿwa muet, passif, qui consiste à être, tout simplement : être bon, bienveillant, généreux, serviable, miséricordieux, tolérant, patient… ; un Daʿwa qui consiste à susciter la sympathie au point de donner envie d’être pareil et d’embrasser les causes qui font qu’on est ainsi — mais qui implique d’avoir réalisé Al-Ihsan ; et si ce Daʿwa passif vient se doubler d’un Daʿwa actif, c’est le sommet.
Quoiqu’il en soit, aucun Daʿwa ne saurait remplacer l’invocation sincère, qui est la reine des causes en ce qu’elle précède et englobe toutes les autres ; car il ne saurait y avoir de cause sans invocation préalable.





