بسم الله الرحمن الرحيم
J’ai longtemps été dans la révolte, même après ma conversion à l’Islam : je rendais responsables le système, et les juges, et les services sociaux, et les sionistes, et les francs-maçons, etc… de la privation de mes enfants suite à mon divorce.
Or, à travers le système, et les juges, et les services sociaux, et les sionistes, et les francs-maçons, et tout le tremblement, c’était La Volonté d’ALLAH ﷻ Qui S’exprimait ; et en me révoltant contre ces intermédiaires, je me rebellais contre ALLAH ﷻ, refusant de voir et d’admettre que, par cette épreuve qu’Il m’imposait via ces avatars, il y avait un sens, et même un bien.
Ce sens, ou bien on finit par le trouver — alors on se réforme et on avance ; ou bien on refuse de le voir — alors on stagne et on sombre.
Mais le trouver implique l’acceptation de son sort, et la résilience,
Accepter son sort, c’est se soumettre totalement à La Volonté d’ALLAH ﷻ, puis s’interroger sur les raisons de cette épreuve ; car si ALLAH ﷻ nous éprouve, c’est parce qu’Il nous aime — alors Il nous envoie un signe pour que nous nous questionnions, parce que quelque-chose ne va pas dans notre vie, dans notre comportement.
Et ce quelque-chose, Il veut qu’on le change — parce qu’Il nous aime et qu’Il ne veut pas qu’on s’enfonce dans cette voie ; mais Il veut qu’on fasse l’effort de comprendre, et qu’on mène un Jihad pour aller à Sa rencontre.
Car on en revient toujours là : la clé de la compréhension de soi, et l’accomplissement individuel, passent nécessairement par ALLAH ﷻ — par Son adoration, par l’abandon de tout son être à Sa Miséricorde et à Sa Grâce ; car Il nous a créés, Il nous a « programmés », et Il nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes.
Si nous nous détournons et nous éloignons de LUI, nous nous détournons et nous éloignons de nous-mêmes : Le trahissant, c’est nous-mêmes que nous trahissons, laissant prise à Iblis et à sa troupe de Shayatin qui disposent librement de nos âmes auxquelles ils inspirent turpitude et égarement.
Pour ma part, j’ai entrepris ce Jihad — Al-Jihad Al-Akbar — et je me suis éloigné de la révolte.
Non seulement je me sens soulagé, apaisé, serein — mais encore j’ai soulagé mes proches que je pourrissais avec ma colère, mon irascibilité, mon envie permanente de tout casser, ma paranoïa envahissante.
Mais je n’y suis pas arrivé seul : j’ai eu besoin d’hommes de science qu’ALLAH ﷻ a mis sur mon chemin et qui ont touché mon cœur avec des mots simples mais sincères — car il est de ces hommes qui, par une chaîne de transmission ininterrompue, tirent leur enseignement et leur lumière du Prophète ﷺ lui-même.
Et qui, aujourd’hui, peut prétendre pouvoir se dispenser de l’enseignement du Prophète ﷺ ?
Pas moi en tout cas…
Qu’ALLAH ﷻ nous guide.




