بسم الله الرحمن الرحيم
Tu te sens seul ?
C’est normal, la solitude est Un Attribut Divin : ALLAH ﷻ est Seul, de toute éternité, donc tu ressentiras toujours, d’une manière ou d’une autre, la solitude — qui n’est jamais que SA Solitude.
Car par ton lien avec LUI, par Ruh, tu reçois et partages des Bribes de Son Être, de Son Essence, Qui traversent le filtre multiple des voiles et atteignent ta Nafs — et quand cette dernière, au terme d’un patient cheminement, est parvenue aux plus hauts degrés, qu’elle tend à se dissoudre dans Les Domaines Divins pour te faire atteindre l’état de Conscience Divine, tu es plus LUI que toi : ne demeurent de ton proprium que ton nom générique et ton image de synthèse, sous lesquels tu reviendras témoigner — et c’est uniquement à cette fin que tu les gardes.
Mais avant d’en arriver à cette station aussi rare qu’ultime, tu restes une Nafs noyée dans le monde sensible, à des degrés intermédiaires, et c’est là que te parviennent, sans que tu le saches, Quelques-uns de Ses Ressentis, de Ses Traits de Conscience — et Le Sentiment de Solitude est L’Un d’Eux.
Comme Ce Sentiment Divin Se mêle à ta condition humaine d’être social, tu En souffres ; mais ALLAH ﷻ, LUI, n’En souffre pas, vu qu’il s’agit de Son Essence, de Sa Condition — La Condition de Son Unicité ; c’est la raison pour laquelle l’isolement, la retraite, l’extraction du monde POUR LUI, sont des conditions du rapprochement et du retour À LUI, Qui finissent par transcender ce poids ressenti de l’isolement, à le transformer en Paix Absolue — pourvu qu’ils soient accompagnés de cette Niya de Le (re)connaître.
Et cette solitude qu’il t’arrive d’éprouver de plus en plus, cet isolement du monde que tu ressens un peu plus chaque jour alors que tu vois le vide se faire inexorablement autour de toi, sans comprendre pourquoi tout le monde s’éloigne, sont en réalité autant de signes qu’Il te veut et t’appelle à LUI : alors il te suffit d’accepter cette solitude, de lâcher prise, pour découvrir que ce que tu percevais comme le vide n’est en réalité que Sa Présence — tellement Évidente qu’Elle t’aveugle, comme le trop-plein de lumière éblouit.
Et une fois que tu as compris cela, La Sakina t’envahit en même temps que le Dhikr permanent s’impose à toi : tu ne peux plus L’oublier puisque tu es envahi de Sa Présence Qui te submerge — et ça n’est plus toi qui fais l’effort de L’évoquer, c’est LUI Qui t’a choisi pour être le siège de Son (r)appel, pour être le lieu de Sa Permanence (Baqa), vers lequel il suffit de se tourner pour se souvenir de LUI et L’évoquer.
Mais il aura fallu en passer par l’épreuve de la solitude et de l’isolement, qui demeurent comme conditions de Sa Présence.





