بسم الله الرحمن الرحيم
Le ciel, qui nous est donné comme sensation ici-bas (essentiellement visuelle), qui nous est donné à voir dans son infinité (avec sa profondeur insondable, ses astres, ses choses inexpliquées comme les OVNIS…), n’est qu’une projection sensorielle du ciel intérieur, pour nous inviter au voyage spirituel, à la méditation ; il est tout cet espace qui nous sépare d’ALLAH ﷻ et qui couvre les degrés du cheminement (du chemin de retour à LUI), au-delà de Nafs où nous sommes, jusqu’à L’Esprit Divin (du moins jusqu’aux frontières de L’Esprit Divin), et qui se décompose — en plus de celle d’où nous partons — en plusieurs strates successives dont nous ne voyons que la première qui correspond à notre dimension matérielle (ne pas confondre les sept degrés du cheminement spirituel, qui inclut le degré initial de l’âme instigatrice, et les sept cieux).
Il est un peu comme un écran qui nous permet de voir en nous, comme celui d’un échographe : une espèce de miroir inversé qui propose une vue en symétrie de notre monde intérieur : quand nous plongeons en nous (donc quand nous initions un mouvement descendant), cet écran nous montre quant-à lui une ascension, une élévation (un mouvement ascendant) ; et c’est ainsi, par projection, que Muhammad ﷺ pouvait voir Jibril عليه السلام couvrir l’espace de ce ciel « extérieur » — mais il ne voyait en fait que l’ange qui envahissait son cœur.
Car c’est bien l’espace du cœur que représentent ces cieux, au-delà de l’âme instigatrice jusqu’à la zone tampon (au-delà de laquelle se trouve L’Esprit Divin, en Ses Domaines qui transcendent les cieux) — comme une cartographie ; et nous ne voyons de cet espace du cœur que le premier ciel, qui nous est proposé comme une invitation à l’élévation — une invitation au voyage comme dirait le poète ; et les hommes, qui ne comprennent souvent cette invitation que dans un sens matériel, initient de grandes épopées pour se lancer à la conquête de l’espace, dépensant à cette fin des sommes astronomiques alors qu’il leur suffirait de voyager en eux par la méditation et l’évocation d’ALLAH ﷻ ; d’ailleurs la mer — qui n’est jamais que le miroir du ciel — procède du même principe d’incitation au départ.
Quoiqu’il en soit, le ciel que nous voyons est bien un écran géant sur lequel se projette l’infini de nos cœurs — L’Infini d’ALLAH ﷻ ; et cet espace nous apparaît comme un abîme insondable, dont l’absence de limites est notre limite, dont la profondeur est un voile qui s’impose à nous comme un mur infranchissable ; heureusement, il nous y est donné des repères visuels, comme les astres et les étoiles, qui nous permettent un tant soit peu de nous situer ; et les phénomènes inexpliqués que nous y voyons parfois ne sont que des manifestations du monde invisible, qui transparaissent par Permission d’ALLAH ﷻ : ainsi, ces OVNIS, qui nous interrogent autant qu’ils nous effrayent, sont le plus souvent des Jinn qui évoluent aux confins du Malakut et du Nasut, en débordant un peu dans ce dernier (mais il peut aussi s’agir d’anges) ; et comme les Jinn sont pure énergie, ils se manifestent dans le ciel, quand il s’y déplacent, en phénomènes visuels lumineux qui vont de l’orbe aux cigares volants en passant par toutes sortes de soucoupes volantes (et ces phénomènes indiquent bien un déplacement de leur part, car ils peuvent aussi se manifester à un état plus statique, dans le Nasut, sous l’apparence de silhouettes humaines ou de monstres — tout comme les anges dont ils ne sont jamais qu’une déclinaison rudimentaire, et c’est pourquoi certaines traditions voient le Jinni Iblis comme un « ange déchu » : quand ALLAH ﷻ a créé les Jinn, bien après les anges, Il a pris comme base ces derniers afin d’en extraire le concept des Jinn, le feu sans fumée dont sont créés les Jinn n’étant jamais qu’une déclinaison, une altération de la pure lumière muhammadienne dont sont créés les anges : autrement dit, les Jinn sont plus près des anges — dont ils sont parents — que des hommes, quant-à eux d’extraction plus noble par le Ruh).





