بسم الله الرحمن الرحيم
L’élection précède la création : ALLAH ﷻ élit quelqu’un destiné à la prophétie ou à la sainteté, puis le crée — le projette : Il le fait passer du concept à la manifestation ; mais Il n’élit pas une créature parmi d’autres créatures, après les avoir déjà créées : si élection il y a, les créatures sont créées élues — sont déjà élues avant d’être existenciées.
L’enseignement des sciences ésotériques doit précéder l’enseignement des sciences exotériques : on ne peut pas apprendre à se prosterner sans savoir pourquoi on se prosterne — sauf par pure obéissance, ce qui n’est déjà pas si mal ; mais le fait de se prosterner est en fait un aboutissement, et celui qui se prosterne sans avoir appris les sciences ésotériques ne ressent plus le besoin de les apprendre ; c’est comme celui qui conduit sans avoir passé le permis : comme il arrive à se déplacer avec la voiture, il ne ressent pas le besoin de passer le permis car il croit qu’il sait conduire ; or, il ne connaît pas le code, ni les règles de circulation, ni les techniques spécifiques de la conduite ; inversement, le croyant « libre » qui n’a pas appris les sciences ésotériques peut ne pas ressentir la nécessité de se prosterner, qu’il voit inutile et comme une corvée : c’est qu’il n’a pas appris à aimer ALLAH ﷻ, et il ne ressent pas ce besoin du croyant initié de se prosterner par amour pour LUI, de LUI obéir par pur amour ; on en voit beaucoup, ainsi, qui se sentent libres de croire en LUI comme bon leur semble, parce qu’ils n’en font qu’à leur tête, parce qu’ils n’ont pas abdiqué leurs âmes instigatrices et décident de poser eux-mêmes leurs propres règles de Son adoration ; et même certains soufis élitistes, qui se croient supérieurs par leurs états, se sentent dispensés des adorations légiférées (ils se sentent au-dessus de ça), parce qu’ils ne sont pas initiés au vrai Tasawwuf dont la condition est la plus stricte observance de la Shariʿa.





