بسم الله الرحمن الرحيم
Le mécréant est tel le vagabond qui n’a plus de foyer et passe tout son temps dehors, dans le bas monde : son esprit n’est plus attaché à un foyer où il peut se ressourcer, même mentalement ; il est toujours dehors, à traîner, et il se sent libre alors qu’il est juste prisonnier de lui-même, et que dans tous les cas il sera ramené à sa Source ; mais au lieu d’être accueilli à bras ouverts, On l’attendra Courroucé, en lui demandant des comptes, avec un châtiment auquel il n’échappera pas.
Le croyant, lui, même s’il doit évoluer dans le bas monde, ne le fait jamais sans penser à Ce Foyer qu’est son Origine, Auquel il revient régulièrement, en esprit, par l’évocation, en espérant le retour final comme le travailleur attend une retraite bien méritée : son cœur reste attaché à Cette Demeure qu’est sa Source, alors que celui du mécréant est irrémédiablement attaché au Dunya et à ses artifices, et qu’il tourne le dos à son Foyer Qu’il a fini par oublier totalement.
C’est que le croyant est attaché à Muhammad ﷺ, qui l’attend dans l’au-delà — comme le travailleur honnête n’aspire qu’à rentrer chez lui pour y retrouver femme et enfants, plutôt qu’à s’arrêter au troquet du coin pour s’y perdre.





