بسم الله الرحمن الرحيم
Les entreprises sataniques (comme la franc-maçonnerie et autres sectes) ont une démarche éminemment spirituelle, et elles maîtrisent à cette fin les fondamentaux de la spiritualité — mais détournée à une fin radicalement opposée à celle de la sain(t)e spiritualité, conformément au grand principe d’inversion qui préside au satanisme ; c’est ainsi que, comme on revient à ALLAH ﷻ graduellement, d’un Maqam à l’autre, on revient à son état de Jinni rebelle (à sa source iblisienne) en franchissant plusieurs étapes initiatiques — et ce sont les fameux 33 degrés.
Car l’objectif est bien de revenir à l’état iblisien post angélique — c’est-à-dire à l’état de « pur » Jinni éthéré débarrassé de la contrainte du corps1 : c’est donc le Shayt du Jinni qui préside à cette démarche, et on est bien loin, là, d’une démarche visant à jouir simplement de la matière, qui s’accomplit quand le Shayt du Jinni donne carte blanche à son homologue du corps — parce qu’il se satisfait pleinement de cette façon de s’éloigner d’ALLAH ﷻ ; en l’occurrence, ce « simple » égarement dans la matière ne lui suffit pas, et il prend la main avec une intention iblisienne assumée de se rebeller contre ALLAH ﷻ, et d’entraîner les autres à sa suite — et c’est là ce qu’on appelle communément le satanisme.
Cette intention satanique produit les Shayatin ; et le but de ces Shayatin est de dissocier de force, sans leur consentement, les Anfus des autres (de séparer leurs Jinn de leurs corps), comme eux-mêmes ont dissocié — mais sciemment — leurs propres Anfus ; et ils vont cibler en priorité les plus jeunes (les nourrissons, les enfants, les adolescents), afin de casser leur Fitra, afin de les couper le plus tôt possible de leur connexion naturelle avec ALLAH ﷻ, réalisant sur ces innocents cette fameuse dissociation qui consiste effectivement à séparer le corps doté du Ruh du Jinni ; mais ils ne vont y parvenir qu’en les traumatisant, qu’en les faisant souffrir (par la torture, le viol…), car au-delà d’un certain seuil de douleur corporelle, les capteurs sensoriels sautent comme des plombs, ce qui a pour effet de couper l’esprit (Jinni) du corps, d’expulser ce dernier : c’est exactement ce qu’il arrive lors des EMI, quand l’esprit assiste à distance, comme un témoin lambda, à ce qu’il arrive à son corps éprouvé.
Ensuite le Jinni réintégrera le corps et Nafs se reconstituera, mais abîmée, avec en parallèle cette conscience (souvent en sommeil) d’être un Jinni indépendant par rapport à un corps étranger : l’unité de Nafs est bien rompue, et il y a désormais deux personnalités qui cohabitent (comme les deux parties d’un objet cassé qu’on a recollé grossièrement) — parfois de façon cloisonnée, parfois de façon mélangée, dans la confusion : d’un côté celle du couple Nafs (mais bancale, rafistolée, dysfonctionnelle), et d’un autre côté celle du seul Jinni désorienté ; et il sera possible, moyennant la mise en œuvre d’un processus spécifique correspondant à un code de déverrouillage, de provoquer le retour à cet état clairement dissocié, d’isoler le Jinni, et de le manipuler à loisir, de le programmer comme une bombe pour lui faire exécuter certaines tâches impossibles à réaliser à l’état « normal » de Nafs — car inconcevables pour une Nafs à peu près équilibrée (comme des attentats, des meurtres…)
Ces Jinn ainsi isolés, coupés de leur base corporelle, désorientés, vulnérables, à merci, se retrouvent projetés dans le Malakut, où les Jinn de leurs « maîtres » peuvent les travailler, les programmer à loisir — et on est bien là dans un processus de programmation mentale de type MK ULTRA ; et par « programmation mentale », il faut juste comprendre « extraction-isolement » puis « dressage » de Jinn.
Quant-aux « maîtres » — en fait des sorciers qui parviennent sur eux à cet état dissociatif, mais dans le contrôle —, ils poursuivent deux objectifs distincts :
- S’affranchir de la connexion avec ALLAH ﷻ, car en se détachant du corps, le Jinni se coupe aussi du Ruh ; mais c’est bien sûr pure illusion de croire qu’on peut ainsi échapper à ALLAH ﷻ ;
- Interagir librement, dans le Malakut, avec les autres Jinn (c’est-à-dire sans les limites de la matière) : soit les Jinn de leurs victimes aliénées ; soit les Jinn de leurs comparses sorciers (qui comme eux sont des humains « évadés ») ; soit des Jinn éthérés non incorporés (connus sous le doux nom de « démons ») qui leur sont d’une grande utilité ; dans le Malakut, ils peuvent notamment substituer aux Jinn de leurs victimes certains de ces démons, qui vont ainsi contrôler leurs corps et leur faire commettre des actes improbables (assassinats ciblés, de masse, rituels, en série, génocides, attentats…) : c’est ainsi qu’on entend, de manière récurrente, des tueurs en série déclarer : « Ça n’était pas moi qui agissais, c’était l’autre, la bête en moi ! » ; on ne prête généralement pas attention à ces propos (qu’on interprète comme une façon pour ces tueurs de se dédouaner), mais ils sont pourtant lourds de sens.
1 Ce refus du corps d’argile collante pour rester à l’état de pur esprit créé de feu (on reviendra plus loin sur cet aspect) est bien LA manière par excellence de refuser d’obéir à ALLAH ﷻ, car c’est la source iblisienne de la rébellion : aussi, comme Iblis a refusé de se prosterner devant Adam (c’est-à-dire, par extension, de se soumettre à la trivialité du corps), ses dignes héritiers vont s’attacher en permanence à s’affranchir avec insolence de ce dépôt sanctifié par le Ruh. S’agissant du pur esprit créé de feu : Iblis, qui est un ange dégradé, dit qu’il est créé de feu alors que les anges sont créés de lumière : c’est que, le feu étant luminescent, il EST un état de la lumière — et c’est exactement sous cet état de la lumière, qui est loin d’être ignoble (et c’est bien la raison pour laquelle Iblis s’en est enorgueilli), qu’ALLAH ﷻ S’est manifesté à Moïse ; le feu de l’enfer, purificateur, relève aussi de cet état de la lumière ; le soleil, de feu, est-lui même créé du troisième état de la lumière muhammadienne — comme les anges mineurs : les anges mineurs et le soleil de feu sont donc de la même extraction lumineuse, ainsi que les Jinn qui dérivent de ces anges (et qui sont donc logiquement de feu) ; et la distinction terminologique, qui consiste à utiliser « lumière » pour les anges et « feu » pour les Jinn, s’explique par le fait que, si tous les Jinn sont de feu, tous les anges ne sont pas de cet état de la lumière : en effet, les anges majeurs (les porteurs du Trône comme Jibril) sont eux créés du premier état de la lumière muhammadienne, plus pur.





