بسم الله الرحمن الرحيم
Pour découvrir le faux des religions et passer à l’étape supérieure, on n’a pas d’autre choix que de s’y engager : c’est une étape initiatique incontournable.
Après, on y reste en connaissance de cause, ne serait-ce que pour montrer la voie aux autres aspirants à ALLAH ﷻ (et parce qu’on ne renie pas ce qui a contribué à nous élever, et parce que l’engagement en religion est Un Commandement Divin) — mais on a dépassé intérieurement le stade d’ « y croire » (c’est-à-dire qu’on n’a plus la moindre illusion sur leur nature réelle, et on n’en fait certainement pas une fin en soi) ; quant-à la connaissance de ce qu’elles ont de faux, cela relève du secret initiatique qui ne se dit pas, ne se transmet pas par la parole, mais doit être éprouvé ; alors on y reste pour donner le change : on joue le jeu, on fait semblant, parce qu’on doit laisser aux autres le temps de cheminer vers la découverte de ce qu’elles ont faux, en espérant intérieurement qu’ils parviendront à leur tour à découvrir leur dimension de voilement.
Car cette fausseté qu’elles portent participe bien évidemment du Voilement d’ALLAH ﷻ — notamment toute cette dimension ornementale, cette dimension de Zina (mais c’est plus profond que ça) ; et ne Le trouvent que ceux qui parviennent, en discernant cette fausseté, à dépasser (entre autres) ce stade du formalisme religieux superflu, et de tout ce qui en lui procède de la Nafs — de l’âme humaine ; et à ne réellement « garder » de la pratique religieuse, en se concentrant spécifiquement dessus et en expédiant le reste qui relève du conventionnel, que ce qui élève vraiment.
Car il y a bien dans les religions une part centrale de Vrai — mais tellement profonde et tellement subtile que la plupart des gens qui restent en surface, dans l’aspect folklorique et sensationnel, ne la trouvent pas.
Et Cette Règle d’ALLAH ﷻ, qui consiste à cacher Le Vrai dans le faux, est en fait universelle et s’applique à tout : c’est le fondement même du principe de voilement.





