بسم الله الرحمن الرحيم
La Miséricorde d’ALLAH ﷻ, c’est Muhammad ﷺ : c’est par Son Dernier Messager qu’Il manifeste pleinement Son Attribut Premier ; mais avant cette occurrence matérielle, qui vient donc synthétiser et incarner La Miséricorde Divine, Elle S’exprimait de manière plus diffuse par l’esprit muhammadien, d’abord à travers les prophètes qui sont créés de lumière muhammadienne, puis de façon subsidiaire et ponctuelle à travers les croyants qui sont dérivés des prophètes, et de façon encore plus secondaire et anecdotique par les autres hommes dont le Ruh du corps permet des éclairs de miséricorde — quand bien même leurs Jinn ne seraient pas créés du souffle des prophètes mais dérivés des anges mineurs issus du troisième état de la lumière muhammadienne.
Quoiqu’il en soit, dès lors que s’exprime un tant soit peu de miséricorde chez un humain — même s’il s’agit du pire des mécréants —, elle émane de son esprit muhammadien qui relie son corps à L’Esprit Divin : en d’autres termes, par ce lien, ALLAH ﷻ prête à cet humain un peu de Sa Miséricorde.
Mais l’occurrence matérielle de l’esprit muhammadien — Abu Al-Qasim — incarnait et manifestait bien La Miséricorde Divine sous tous Ses Aspects, de la compassion envers les animaux à la capacité de pardon envers celui qui cause un tort irréparable : ainsi, si on veut savoir ce qu’est La Miséricorde d’ALLAH ﷻ, il suffit de regarder la Sunna de Son Ultime Envoyé.
Mais cette dimension séduisante du personnage Muhammad ﷺ peut entraîner une forme d’idolâtrie chez les membres de Sa Umma, et c’est bien la raison pour laquelle il faut toujours s’efforcer de voir l’esprit muhammadien au delà du Muhammad ﷺ de chair : esprit muhammadien qui se retrouve donc en premier lieu chez les autres envoyés, qu’il convient de ne pas négliger — à commencer par Jésus dont le rôle est déterminant.
Car si les musulmans sont trop centrés sur Muhammad ﷺ, ils ne verront pas la finalité du retour de Jésus, et ne rempliront pas cette condition de la foi qu’est de se préparer en conscience au retour du Messie (spirituellement et physiquement) — mais aussi d’y préparer le reste de l’humanité ; il ne faut donc pas voir Jésus comme un prophète certes important mais secondaire, mais l’appréhender pour ce qu’il est (LE Messie) avec tout ce que cela implique de juste considération à son égard.
Et même, tant qu’on est sur terre, il s’agit de se concentrer davantage sur lui que sur Muhammad ﷺ, dont le rôle est l’intercession dans l’au-delà : car on aura tout le temps de focaliser sur Muhammad ﷺ après la mort, quand le passage sur terre est éphémère et que ses enjeux doivent être pris en compte dans l’urgence — et l’un des plus grands enjeux terrestres (si ce n’est le plus grand) est bien le retour du Messie Jésus à la fin des temps, qui doit rester une préoccupation première pour les musulmans.
Et détourner de l’idolâtrie de Muhammad ﷺ, soit dit en passant.


