بسم الله الرحمن الرحيم
Dans le parcours initiatique, la première étape de la guidée par ALLAH ﷻ est la conscience positive du Divin : Il nous donne la conscience profonde et la certitude de Son Existence Réelle (la conscience négative du Divin, on le rappelle, consiste à avoir la notion du Divin mais pour Le rejeter, dire qu’on n’Y croit pas : on connaît le concept, mais on n’y adhère pas — et tout homme sur terre a au moins cette conscience négative).
Puis, Il nous guide vers les traditions (les religions), qui prétendent encadrer et organiser cette croyance en LUI, afin de nous y examiner, de voir comment on y évolue — comment évolue notre intention au sein de ces institutions.
La plupart du temps, Il arrête les gens à cette étape — car ils y ont trouvé leur compte et leur Niya ne va pas plus loin : ça leur suffit d’adorer une religion (et oui, on peut avoir le culte de sa religion !), des rites, des prêtres et des Shuyukh, des saints et des envoyés : ils se sentent croyants, et l’affaire est pliée pour eux.
Mais à ceux qui ne se contentent pas de cette étape qui tourne invariablement à l’idolâtrie, qui ne se satisfont pas de vénérer des prêtres et des Shuyukh comme on leur a dit de le faire pour être « dans les clous », qui veulent plus — qui Le veulent, LUI —, Il va apporter le dévoilement sur tout le faux de ces traditions et des gens qui y grenouillent — ou plutôt Il va donner le discernement et leur permettre d’y distinguer le Vrai du faux ; et surtout, Il va leur permettre de dépasser cette étape initiatique qui n’est qu’une des premières du vrai cheminement vers LUI (en fait, les religions sont le niveau « maternelle petite section » de la foi — mais incontournables), et leur dévoiler d’autres réalités, plus profondes et souvent troublantes en ce qu’elles vont remettre en question tout ce qu’ils tenaient pour définitivement acquis en matière de foi : c’est quasiment un retour en arrière, douloureux et déchirant comme tout renoncement, mais nécessaire et inévitable dans la recherche de La Vérité — et on comprend alors que tout le cheminement est fait de renoncements imposés, de retours en arrière, de circonvolutions : en fait, c’est LUI Qui mène la danse, et Il nous mène où Il veut au gré de Sa Volonté, ballottant les aspirants que nous sommes comme des bouchons — et nous n’avons d’autre choix que de nous soumettre et de nous laisser porter sur les océans de Sa Voie.
Et c’est ainsi, à coups de retours en arrière et de rebondissements, qu’Il Se dévoile progressivement à qui Le désire réellement — loin du chemin tranquille et bien balisé des religions, qui ne sont qu’affaires d’hommes où on adore des hommes en pensant L’adorer (le beau prétexte — la belle excuse — la belle caution).
Et si certains hommes sont nécessaires pour orienter vers LUI (du moins dans un premier temps), Il nous fait vite comprendre qu’il n’est d’autre Maître que LUI — et que Ce Maître est en chacun de nous ; et qu’Il ne demande qu’à Se dévoiler — pourvu qu’on en ait l’intention sincère et durable.





