بسم الله الرحمن الرحيم
On prône ici un islam français, européen, « occidental », avec un rejet assumé de l’arabité — ou du moins un effacement, une mise en retrait.
Qu’en est-il cependant de l’arabité du Prophète ﷺ ?
C’est que derrière le personnage historique Abu Al-Qasim, qui était bien Arabe, se cache un esprit quant-à lui universel ; et c’est bien cet esprit qu’on vise et qu’on loue, et que chantait Victor Hugo — entre autres occidentaux éclairés qui l’ont connu et aimé.
Ainsi l’esprit muhammadien — sa perfection, sa sainteté — transcendait l’arabité de l’homme de chair et transparaissait aux yeux des cœurs doués de discernement, de cette vision universelle par quoi on reconnaît Le Divin où Il Se manifeste.
C’est à cette vision qu’on doit tendre, et à elle qu’on doit éduquer — et on s’efforcera pour cela de faire connaître le Prophète ﷺ dans ses traits de sainteté, au-delà de son arabité qui les voile — comme le nom de Mahomet voile sa réalité ; et pour lever ces voiles, il conviendra d’être animé d’une intention sincère et d’invoquer ALLAH ﷻ.
Car il est bien évident qu’il n’y a pas d’islam sans Muhammad ﷺ ; et le faire connaître et aimer des français est LA condition de l’expansion de l’islam en France, qui implique de transcender son arabité — comme la sainteté de Jésus عليه السلام a transcendé sa judéité aux yeux des occidentaux, la reléguant à un plan accessoire et anecdotique, voire méconnu de son être.
Et quand on sait que l’acceptation pleine et entière de Muhammad ﷺ, dans le monde, comme sceau des prophètes, ainsi que de son message, est une des conditions du retour de Jésus عليه السلام pour parachever l’Histoire telle que prophétisée, notamment comme rétablissement de certaines vérités le concernant, on se dit que le chemin est encore long — mais pas désespéré.





