Malakut et Zaqqum

  1. L’ange, en arabe, est Al-Malāk (pluriel : Al-Malāʾika). ↩︎
  2. Nous rappelons que les Jinn sont dérivés des anges mineurs créés du troisième état de la lumière muhammadienne, l’état de crainte. ↩︎
  3. Les Jinn incorporés, par le corps-même, sont prisonniers du Nasut — et on ne parle pas ici des Jinn des animaux qui coiffent quant-à eux Nasut et Malakut ; mais, par le rêve, ou l’hypnose, ou la méditation, ils peuvent, en se détachant momentanément du corps, revenir au Malakut — mais avec un niveau de conscience moindre impliquant une mémorisation altérée ; ils accèdent parfaitement, en revanche, à la dimension imaginaire Al-Mithal qui est celle de la rêverie, de la création artistique, du fantasme éveillés avec un niveau de pleine conscience. ↩︎
  4. Les têtes de diables ne représentent pas les Shayatin à proprement parler, mais les mauvais choix — auxquels ils vont inciter — à leurs effigies (comme leurs miroirs) : la couleur est ainsi annoncée, et nul ne peut ignorer, de la sorte, qu’il s’agit de mauvais choix diaboliques et blâmables ; quant-aux diables incitateurs (qu’il s’agisse de Jinn des Anfus, ou de Jinn éthérés, ou de Jinn des deux sortes agissant conjointement), ils sont un peu comme des insectes pollinisateurs qui transportent le mal des fleurs de l’arbre Zaqqum aux Anfus des hommes. ↩︎
  5. Le retour à la fournaise est graduel, et le monde matériel en est l’étape intermédiaire : le « point mort » entre ces vitesses de marche avant que sont les étapes du cheminement de retour à ALLAH ﷻ, et la marche arrière qu’est la chute vers l’enfer. ↩︎
  6. Sans être au Maqam du Sidrat Al-Muntaha, n’importe quelle âme de croyant peut s’y élever dans le cadre d’états ponctuels — et on dit bien : les âmes des croyants, car il y a très peu de chances que les âmes qui ont délibérément tourné le dos à ALLAH ﷻ s’élèvent à ce niveau pour faire des choix de pitié (comprendre : des choix POUR LA FACE D’ALLAH ﷻ, avec cette Niya) ; et s’il arrive aux mécréants de faire de « bonnes actions », il ne s’agit pas vraiment de bonnes actions au sens où Shariʿa l’entend (dans la mesure où il n’y a pas l’intention expresse d’agir pour ALLAH ﷻ), mais d’actes neutres — et nous y reviendrons. ↩︎
  7. Toute introspection aux fins de décision, qui implique un relatif détachement du corps, se fait dans le Ghayb (on décide généralement « dans son for intérieur », « en son âme et conscience ») : à minima en surface du Malakut, et à maxima — pour qui Y a accès — dans Les Domaines Divins. ↩︎
  8. Il s’agit de toutes ces décisions intermédiaires qui ne relèvent pas de la transgression et qui vont plutôt dans le bon sens (dans le sens du bien), mais qui ne sont pas prises pour ALLAH ﷻ — et là est toute la nuance entre une bonne action décidée par simple bonté ou pitié, et la même action mais décidée pour ALLAH ﷻ, pour La Face d’ALLAH ﷻ, pour La Satisfaction d’ALLAH ﷻ : si la première n’entraîne pas de péché, elle n’entraîne pas non plus de Hasana, car il ne s’agit pas à proprement parler d’un acte de piété, d’un acte de foi. ↩︎

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