بسم الله الرحمن الرحيم
Ramadan bien compris, c’est ce petit truc en plus qui vient égayer la vie du croyant — un peu comme quand des membres de notre famille viennent de loin pour nous visiter, passer quelques jours avec nous, et qu’à cette occasion on oublie tous les soucis.
La famille, ce sont notamment les anges ; et les soucis oubliés, c’est le Shayt des croyants sincères neutralisé — et on précise bien : celui des croyants — afin, les laissant tout aux anges1, de les empêcher de commettre des péchés majeurs ; car il ne faut pas croire que celui des mécréants et des hypocrites soit en cage — bien au contraire : eux, ils doivent s’enfoncer encore plus pendant Ramadan — et c’est pourquoi c’est open bar pour leur Shayt qui a quartier libre2 ; quant-à celui des croyants enfermé, donc, c’est un peu comme leurs soucis mis de côté pour qu’ils puissent profiter pleinement de leur famille que représentent les anges, et du temps passé avec eux.
Et dans la nuit d’Al-Qadr, les anges, avant de repartir pour de bon au Jabarut après ce mois passé dans la dimension des hommes3, arrivent avec un cadeau de départ qui est la révélation coranique portée par Jibril4 ; c’est ainsi que « descendent les anges et Ruh, par Permission de leur Seigneur pour toute affaire5» : les anges et Ruh qui descendent, ce sont les anges mineurs escortant l’ange Jibril porteur des versets du Qur’an (la Paix soit sur eux tous) : autrement dit, ça n’est pas Ruh en soi qui descend6 (Ruh ne renvoie à aucun signifié, c’est un pur concept7), mais Jibril via le flux descendant grand ouvert8 avec La Parole d’ALLAH ﷻ.
Petit point contextuel : le début de ce qui pourrait être Al-Malhama Al-Kubra en ce mois de Ramadan 1447, bien qu’il annonce des temps très douloureux, est aussi le début d’un long processus de purification à grande échelle, de libération, de délivrance (un peu comme les premières contractions d’un accouchement) ; il faut donc le voir comme Une Grâce doublée d’une épreuve, être confiant, et redoubler d’efforts pour se préparer à comparaître devant ALLAH ﷻ — car innombrables seront les morts et les Shuhada.
1 Une fois leur Shayt enchaîné, l’attention des croyants ne risque plus d’être détournée par son influence délétère, et ils peuvent se consacrer entièrement aux anges venus les visiter ; profitant pleinement, du coup de leur influence bénéfique, sans la moindre interférence.
2 L’agression de l’Iran, en plein Ramadan 1447, par les Shayatin de l’empire atlanto-sioniste (Trump et Netanyahu en tête), illustre parfaitement ce propos — mais ça n’est qu’un exemple parmi d’autres.
3 Certes, les anges évoluent toute l’année dans la proximité des hommes, mais en restant dans leur dimension (le Jabarut) : car comme on le sait, les dimensions supérieures englobent les dimensions inférieures, mais pas le contraire — ce qui signifie que les anges, en temps normal voient et entendent les hommes, mais que les hommes ne les voient ni entendent ; et quand on dit que les anges « descendent » pendant Ramadan, c’est tout simplement qu’ils se mettent à la portée des hommes, en leur permettant certes pas de les voir ni de les entendre (encore que), mais au moins de les ressentir : et tout croyant véridique, qui a déjà éprouvé cette atmosphère particulière de Ramadan, chargée de lumière et d’ondes positives, sait de quoi nous parlons.
4 On comprend bien que, chaque année, à une nuit impaire parmi les dix dernières nuits de Ramadan, ça n’est pas tant le Qur’an qui redescend, que la grâce de ce moment qui se reproduit : par les efforts et la sincérité des croyants, ALLAH ﷻ renouvelle Son Bienfait pour un an en maintenant le bénéfice du Qur’an, et en le préservant de toute atteinte ou altération ; en le laissant intact et en faisant en sorte qu’on ne l’oublie pas, investissant pour cela certains serviteurs de l’honneur de le garder en leur facilitant sa mémorisation (à certains la mémorisation, à d’autres la capacité d’interprétation, et à d’autres encore — plus rares — les deux).
5 On comprend ici que les anges, investis du libre arbitre, ont agi de leur propre initiative envers les croyants, avec juste La Permission d’ALLAH ﷻ : ALLAH ﷻ a porté à leur crédit cette intention, qu’Il leur a inspirée, de descendre auprès des croyants, et les y a autorisés après qu’ils soient venus LUI demander la permission ; ce, pour favoriser le rapprochement entre les eux et les croyants, resserrer leurs liens fraternels : car, non : les anges ne sont pas de simples robots programmés pour obéir, ce sont d’authentiques amoureux d’ALLAH ﷻ mus par une intention des plus sincères ; et ils gagnent autant, sinon plus, dans la compagnie des croyants, que les croyants dans leur compagnie.
6 Ruh qui descend = formulation métonymique qui signifie que le flux descendant du canal muhammadien s’active spécialement à une fin déterminée : en l’occurrence, ce qui caractérise vraiment Ruh (en plus du flux montant) — c’est-à-dire cette voie du flux descendant réservée à l’envoi par ALLAH ﷻ à Ses Envoyés Anbiya et Ses Alliés Awliya, via les anges majeurs, de révélations, inspirations, et pensées vraies — s’ouvre pour laisser descendre Jibril avec le Qur’an.
7 On en profite pour rappeler que Ruh, loin de renvoyer à un objet déterminé, donc, est un terme générique qui renvoie à un concept : ainsi sert-il à désigner, dans son ensemble (pour faire simple), cette connexion complexe qui relie les hommes et ALLAH ﷻ au moyen de l’esprit muhammadien : ainsi, Ruh englobe Le Pur Esprit Divin, le corps adamique dans un premier temps puis Nafs qui résulte du mariage du corps adamique avec le Jinni Qarîn dans un second temps, et l’esprit muhammadien qui les relie avec son double flux (montant et descendant) dans lequel circulent les anges pour véhiculer les messages et informations d’Un Point à l’autre, dans le cadre de l’échange permanent entre ALLAH ﷻ et Son Serviteur.
8 Le flux descendant grand ouvert, cela signifie (pour compléter la note 6) que s’ouvre aussi, exceptionnellement, cette voie réservée du flux descendant, par laquelle descend tout ce qui est de l’ordre de la révélation (Wahy), de l’inspiration (Ilham), et la pensée vraie (Khatir Haqq) ; et quand on dit « voie réservée », cela signifie que cette voie est habituellement réservée aux envois d’ALLAH ﷻ, via Jibril, à Ses Envoyés, Ses Prophètes, Ses Alliés ; cette voie est ce qui caractérise, avec le flux montant, le Ruh exclusif aux hommes.





