بسم الله الرحمن الرحيم
L’âme (le couple Jinni + corps adamique) est confrontée, au cours de l’examen terrestre, aux deux grandes catégories fondamentales de la Connaissance, qu’elle est amenée à traiter (qu’elle doit s’approprier, analyser, exploiter, prendre à son compte pour en faire usage — sachant que TOUT est préalablement créé par ALLAH ﷻ), et cela donne lieu à ces vastes domaines, ces grandes affaires humaines que sont la science et la culture au sens le plus large (et on va dire que la religion bien comprise englobe, coiffe science et culture) ; et entre ces deux catégories, qui deviennent donc les objets de la science et de la culture (dont la science et la culture deviennent LE lieu), parfois l’âme est amenée à choisir, parfois les événements la dépassent et l’une d’elles s’impose à elle ; ces deux catégories sont :
- D’une part, tout ce qui relève du Vrai — tout ce qui est donné pour tel par ALLAH ﷻ, validé, certifié, confirmé, vérifié, scellé par le Qur’an et la Sunna que nous prenons comme références ultimes à l’aune desquelles tout doit être confronté, rapporté, mesuré : soit le Vrai consiste en manifestations directes comme les écritures via les messagers (Ancien Testament, Évangiles…), soit il consiste en sciences irréfutables qu’on ne peut remettre en question (comme les sciences exactes)1, soit il s’agit d’œuvres artistiques dont on ressent qu’elles sont indiscutablement porteuses d’un message de Vérité (on parlera alors d’œuvres « inspirées » au sens premier du terme) ; et toute cela provient de l’arbre de la Connaissance — qu’il s’agisse des textes sacrés comme le Qur’an, des sciences exactes comme les mathématiques ou la physique, ou des œuvres « du Beau, du Vrai, du Bien ».
- D’autre part, tout ce qui relève du faux (Batil), de l’ornement (Zina), de l’égarement, de la perversion ; on retrouve dans cette catégorie tous les sophismes, les délires, les œuvres « artistiques » exaltant le mal, la perversion, la débauche ; et tout cela provient de l’arbre Zaqqum duquel a mangé Adam.
Pour ce qui est des sciences établies, soit l’âme est amenée à les « découvrir » par Permission d’ALLAH ﷻ, aux moments qu’Il juge opportun2, soit à les apprendre (via les anges de la mémoire) ; pour ce qui est des œuvres artistiques, elles sont inspirées — en fonction du Maqam de Nafs — soit par le Shayt (Waswas), soit par Nafs elle-même (Hajis), soit par les anges (Ilham).
Tout ce qui relève de la connaissance des lois dites « naturelles » est répertorié sous le nom de « science » ; tout ce qui relève de l’artistique, procédant de l’imaginaire, est répertorié sous le nom de « culture ».
Et on observe que l’homme, se trompant d’objet d’adoration (une fois n’est pas coutume), porte spontanément sa force d’adoration (qui sans guidance tend à l’idolâtrie), sur toutes cette science, toute cette culture — qu’elles relèvent du Vrai ou du faux, qu’il se les attribue ou qu’il en rende Grâce à ALLAH ﷻ : c’est ainsi qu’on a les adorateurs des arts et des artistes (les inconditionnels de la « culture », idolâtres forcenés des stars — chanteurs et autres acteurs), et les adorateurs prétentieux de la raison3, du rationnel, de l’exact, du cartésien et, en filigrane, du génie humain (les tenants de la « science »).
1 Sciences dont ALLAH ﷻ attribue la découverte à quelques chercheurs sérieux qui ont fait les causes pour ça — découverte que l’homme, de ce fait, ne manque pas de s’arroger fort injustement, l’attribuant à son effort personnel alors que le dévoilement de la connaissance n’appartient qu’à ALLAH ﷻ.
2 Et avec un minimum d’observation, on se rend bien compte que l’acquisition des sciences par l’humanité se fait progressivement, selon un tempo qui relève de tout sauf du hasard (lequel n’existe pas soit dit en passant).
3 La raison doit vraiment être recherchée, en opposition à la passion qui doit être bridée, mais pas comme une fin en soi (sinon elle devient elle-même une passion) : on doit plutôt l’utiliser comme moyen de se rapprocher d’ALLAH ﷻ, avec cette intention, en l’exerçant sur les innombrables signes de Sa part qui nous environnent.





