Simplifier la religion

  1. Hélas, la plupart des mosquées sont devenues de simples lieux de prière où on s’acquitte de ses obligations en la matière, mais la science les a désertées : l’imam ne joue plus ce rôle d’éducateur qui lui revient, ne dispense plus de leçons, et chacun se croise à la mosquée dans le plus parfait anonymat, en toisant généralement ses coreligionnaires avec dédain et en les jugeant. ↩︎
  2. Dans cette religion de l’interdit qu’est le wahhabo-salafisme, il va de soi que LA référence est l’interdit, à partir de quoi on développe une vision monomaniaque de l’islam, et à partir de quoi les « savants » délivrent des Fatawa qui ne relèvent que de leur interprétation subjective : autrement dit, il y a ce qui est interdit, et ce qui n’est pas interdit — mais quasiment rien de spécifiquement recommandé ou encouragé ; à tel point que tout ce qui n’est pas expressément validé comme non-interdit se voit implacablement frappé du sceau maudit de l’innovation, et qu’on en vient à confondre évolution avec innovation, tant cette obsession de l’interdit ferme l’esprit et amène à rejeter comme Bidʿa des choses relevant du bon sens élémentaire et de l’ordre normal des choses qui, même si elles n’étaient pas pratiquées par le Prophète ﷺ en son temps, s’inscrivent dans l’esprit et le prolongement de choses qu’il faisait à son époque. ↩︎
  3. On peut être légitimement réservé par rapport à ces pratiques, et même ne pas y adhérer pour d’évidentes raisons de sensibilité personnelle, mais il convient de garder l’esprit ouvert, et surtout d’appliquer le principe de bonne présomption quant-à l’intention qui préside à ces actions. ↩︎

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut