Des prophètes infaillibles ?

  1. ʿUmar était d’essence prophétique mais n’en avait pas la fonction : il n’en avait « que » la sainteté (l’essence prophétique entraîne nécessairement la sainteté — renforcée dans le cas d’Al-Faruk par sa fonction de Khalif Rashid), mais sa seule essence prophétique ne lui conférait pas le titre de prophète, car il lui en manquait la fonction officielle. ↩︎
  2. D’ailleurs le titre de prophète englobe celui de Walî : un prophète est nécessairement un Walî — car qui peut le plus peut le moins. ↩︎
  3. On sait, par les récits, que les prophètes sont manifestement faillibles dans leurs comportements (et on pense notamment à l’impatience de Moïse avec Al-Khidr, à la colère de Yûnus…), quand certains Awliya ne laissent transparaître aucune ombre. ↩︎
  4. On parle bien, ici, du Muhammad ﷺ de chair ; pas de l’esprit muhammadien global duquel découle toute la création — dont le Prophète Muhammad ﷺ lui-même. ↩︎
  5. En termes de causes, car il était dans tous les cas destiné à ce Maqam par sa fonction d’intercesseur. ↩︎

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