بسم الله الرحمن الرحيم
Nous proposons ici une lecture personnelle des versets 6 à 12 de cette Surat, qui portent une parabole et dans lesquels ALLAH ﷻ nous dit (essai de traduction) :
« Certes, Nous avons décoré le ciel du Dunya [le ciel le plus bas]d’étoiles / Pour le protéger/préserver de tout diable rebelle / Ils ne peuvent écouter L’Assemblée du Très Haut et ils sont bombardés de tous les côtés / Chassés/vaincus ! Et pour eux un châtiment éternel / Sauf celui qui arrache « de quoi se mettre sous la dent », il est poursuivi par une flamme perçante/un météore / Demande-leur : sont-ils plus forts dans la création, ou Celui Qui nous a créés ? Certes, Nous les avons créés d’argile collante. / Mais tu t’es étonné, et ils se moquent. »
ALLAH ﷻ nous informe qu’Il a placé dans le ciel du Dunya (As-Samaa Ad-Dunya) — c’est-à-dire le ciel visible par les sens, le tout premier ciel qui marque la limite entre le Nasut et le Malakut1 —, pour le protéger, une multitude d’artifices, d’ornements2 (on pense notamment à toutes les fausses croyances dans lesquelles s’égaillent les gens), de nature à distraire ces diables que sont les Jinn rebelles des hommes (les descendants d’Iblis) de L’Assemblée d’ALLAH ﷻ (comprendre : Le Lieu de La Proximité d’ALLAH ﷻ où convergent et se retrouvent les croyants soumis) ; et il y a tellement de ces artifices qu’ils sont « bombardés de tous les côtés », qu’ils ne savent plus où donner de la tête : les ciels supérieurs leur sont littéralement défendus par ce barrage de distraction, ciels desquels ils se trouvent donc évincés (« chassés »), et c’est par cette cause que se réalise leur destination finale d’ « un châtiment éternel » (comprendre : l’enfer) ; à l’exception toutefois de celui qui parvient à capter quelque-chose de La Lumière Divine susceptible de vraiment nourrir son esprit : celui-là, donc, par cette découverte, est l’exception parmi les gens de l’enfer destinés au châtiment éternel, qui se voit « poursuivi par une flamme perçante » : cette flamme perçante, c’est ce qui des cieux traverse ce rideau de distraction et s’attache à ce Jinni pour, d’une certaine manière, le harceler, lui rappeler ce qu’il à vu de La Lumière, et l’empêcher de retomber dans le pur oubli ; il n’aura plus de répit — et on peut en déduire que cette « étincelle de la foi » est ce qui le sauvera du châtiment éternel (« … un châtiment éternel / SAUF celui qui arrache « de quoi se mettre sous la dent » ») ; quant-à la nature-même de cette flamme perçante (le feu), on peut supposer qu’elle fasse référence à un de ces Jinn éthérés « supérieurs » (dérivés des anges majeurs), dont une des missions serait ainsi de rappeler La Lumière d’ALLAH ﷻ — mais de manière persistante, lancinante, tenace, qui ne lâche pas, qui poursuit — à ces Jinn rebelles ; puis ALLAH ﷻ charge Son Messager ﷺ de demander à ces Jinn rebelles s’ils sont plus forts, dans leur état créaturel, que Celui-là Même Qui les a créés — et de rappeler qu’ils ne sont créés que de boue collante ; mais la question étonne le Messager ﷺ, pour qui la réponse est évidente, et ils se montrent hilares face à cet étonnement (ils se moquent) : car, enfermés dans leur orgueil et se sentant supérieurs, ils voient le Messager ﷺ comme un naïf dont la croyance en un prétendu dieu unique qui leur serait supérieur est ridicule et risible, relevant de la superstition et de la simplicité d’esprit.
1 Le domaine juste au dessus de la matière, où cet esprit qu’est le Jinni de l’homme a spontanément tendance à s’échapper pour chercher de la « nourriture céleste », de quoi alimenter sa nature — car le Jinni, de nature éthérée, cherche toujours à revenir à son monde de l’imaginaire, de la pensée, du fantasme, de la superstition.
2 On retrouve cette métaphore à 41:12 ; à propos des étoiles qui décorent le ciel pour l’embellir et le protéger — c’est-à-dire pour faire diversion, pour distraire les mécréants de Sa Présence —, on observe que les personnes chargées dans ce bas monde de concentrer sur elles l’attention afin de distraire, de divertir, de plonger dans l’oubli (et qu’on finit par idolâtrer), sont appelées « stars » (qui signifie « étoiles »).





