بسم الله الرحمن الرحيم
D’abord ALLAH ﷻ pense l’esprit/Jinni : Il lui donne une image de synthèse et un nom générique ; ensuite, Il va lui envoyer les sensations constitutives de sa vie matérielle — à commencer par celles de sa naissance — et la conscience personnelle va progressivement se développer autour de ces sensations : c’est ainsi que naît l’illusion d’exister comme être de chair, par rapport à un environnement matériel lui-même illusoire, par rapport au monde sensible.
Dès lors qu’ALLAH ﷻ anime cet esprit/Jinni, lui prête une histoire scénarisée, Il lui envoie un flux continu d’énergie qui correspond à Sa Pensée orientée vers lui dans le cadre de l’idée globale de l’univers muhammadien dont il fait partie ; ce flux d’énergie, c’est comme un courant électrique dont le témoin est le battement du cœur, qui précède toutes les autres sensations corporelles et matérielles : c’est pourquoi certaines pratiques du Dhikr visent à se concentrer sur le battement du cœur — ce qui revient à isoler en soi La Manifestation d’ALLAH ﷻ, Dont La Pensée anime, et fait battre le cœur.
Mais avec les sensations du corps et du monde, qui arrivent par ce flux descendant du Créateur vers Sa Créature, ALLAH ﷻ attache au Jinni incorporé dans un corps humain (donc « nafisé ») un « flux retour » — le flux montant Ruh qui permet à ce dernier de s’adresser à son Créateur.
Donc, la Nafs ainsi formée va développer sa conscience personnelle, mais elle va peu à peu s’élargir et sortir du cadre étroit de l’illusion de son existence centrale d’homme lié par son corps sensible au monde matériel : déjà, elle va nécessairement prendre connaissance de La Notion Divine, L’intégrer — qu’elle Y croie ou pas : car aucune âme humaine sur terre n’ignore Cette Notion — l’enjeu étant juste d’Y adhérer pour son salut.
Et si elle Y croit, elle va finir par prendre conscience qu’elle relève elle-même d’Une Conscience Absolue Qui la pense et par Laquelle Seule elle a ce semblant d’existence : en d’autres termes, elle va prendre conscience qu’elle n’est qu’Une Idée, et que sa petite conscience personnelle, qu’elle a pu ressentir comme centrale à un moment donné, ne lui sert en vérité qu’à être le témoin de Cette Conscience Suprême Qui la pense.
Et elle va ressentir en elle ce travail de La Pensée Divine, Cette Énergie Qui la pense et l’anime, ces flux montant et descendant qui la relient à Cette Pensée par Quoi elle est ; et elle conservera sa conscience personnelle — mais orientée vers Son Créateur, car c’est par elle qu’elle peut L’éprouver et En témoigner ; et attester qu’il n’est de divinité que LUI, et qu’Il Se manifeste par cette pensée de l’univers muhammadien, dont elle n’est qu’une infime partie.



