بسم الله الرحمن الرحيم
Le bon comportement avec l’épouse montre la patience, celui avec les animaux (et les faibles en général) montre la miséricorde, et celui avec les parents montre la crainte d’ALLAH ﷻ : ce sont les trois grands indicateurs de l’excellence du comportement selon la foi (Al-Ihsan) — et le Prophète ﷺ, au quotidien, était le plus patient avec ses épouses, le plus miséricordieux avec les animaux, et le plus dévoué à ses parents — même après leur décès.
Si on n’arrive pas à se montrer naturellement patient avec ses épouses, miséricordieux avec les animaux, et bon avec ses parents, si on n’a pas atteint ce Maqam d’Al-Ihsan, on doit au moins s’y efforcer — avec l’intention de satisfaire ALLAH ﷻ.
Car la Niya est déterminante : on peut être patient avec son épouse, miséricordieux avec les animaux, et bon avec ses parents — mais si on n’est pas tout cela avec l’intention expresse de chercher La Face d’ALLAH ﷻ, ça revient à battre des records à l’entraînement, hors compétition officielle : ça ne compte pas vraiment — et même ça ne vaut rien ; d’autant qu’on observera généralement, à côté de ces qualités, si elles ne se manifestent pas dans le cadre de la piété, des manquements grossiers à la Shariʿa — et ça sera là LE signe manifeste que la Niya n’est pas orientée vers ALLAH ﷻ : ça n’est pas LUI Qui motive la patience avec l’épouse, la miséricorde avec les animaux, et la bonté avec les parents.
Quant-à celui qui réunit ces trois grandes qualités tout en se montrant scrupuleux — voire irréprochable — dans l’observance de la Shariʿa, c’est indéniablement un pieux, si ça n’est un héritier réalisé de Sayyidina Muhammad ﷺ ; et il jouit, à n’en pas douter, d’une grande proximité avec son Créateur.



