بسم الله الرحمن الرحيم
Un Ramadan mal vécu, compliqué, est le signe d’un tiraillement spirituel, qui témoigne d’une absence de synchronicité entre le corps adamique et l’esprit/Jinni :
C’est que l’esprit/Jinni n’est pas avec le corps adamique dans les adorations, et ça crée une distorsion, un décalage — de la souffrance (fatigue, maux de tête, symptômes divers…) ; car le corps adamique, par le Ruh dont il est investi, est normalement le moteur de l’observance par Nafs du Ramadan : c’est lui qui reçoit directement l’impulsion du jeûne, des prières du Tarawih, de l’invocation soutenue, de l’évocation intensive…1 ; et s’il y a souffrance ressentie dans l’exécution de ces adorations (notamment du jeûne, mais aussi des veillées), c’est un signal qui est envoyé à Nafs, un warning, pour l’avertir que l’esprit/Jinni n’est pas en phase avec le corps soumis ; qu’il est ailleurs, orienté2 dans une autre direction qu’ALLAH ﷻ, préoccupé par les affaires du Dunya : il convient alors qu’il se soumette pleinement à son tour, pour réunifier une Nafs distordue, écartelée entre lui (sa moitié iblisienne qui penche vers les affaires du monde matériel) et le corps (sa moitié adamique qui incline vers ALLAH ﷻ) — et on observe ici l’ironie d’une situation (qui résume à elle seule tout le paradoxe humain) qui voit le corps soumis tourné vers le ciel, et l’esprit rebelle et oublieux tourné vers la terre.
1 Ruh envoie directement au corps, sous réserve d’une intention clairement formulée par Nafs, les sensations physiques des adorations ; cela passe bien évidemment par le flux descendant du canal muhammadien.
2 Le mot « orienté » est intéressant, si on veut bien l’entendre comme « tourné vers l’Orient » — c’est-à-dire vers la mosquée sacrée comme le commande le Qur’an, c’est-à-dire vers ALLAH ﷻ ; mais aussi vers l’endroit où paraît le jour montant (Ad-Duha) ; l’Orient est donc LE repère directionnel — la cible (la Qibla), marqué/épinglé par la Kaʿba — de ce monde bipolaire qui se partage entre Orient et Occident ; et si on veut être tourné du bon côté, il convient d’être « orienté » — c’est-à-dire d’être tourné vers l’Orient ; d’un point de vue spirituel, l’Orient représente L’Esprit Divin, et l’Occident représente le Shayt (et c’est bien le cœur atomique de toute la Fitna contemporaine) ; et le corps adamique est le Ruh, qui permet de se tourner vers L’Orient de L’Esprit Divin.





