بسم الله الرحمن الرحيم
On observe beaucoup d’histoires de convertis ayant eu un passé islamophobe — et l’auteur de ces lignes était dans ce cas ; en fait, il faut comprendre que la plupart des islamophobes acharnés ont en eux une attirance profonde pour l’Islam et ce qu’il recouvre — Al-Haqq — et qu’ils nourrissent une intention refoulée de revenir à ALLAH ﷻ ; mais leur âme, dont le Qarîn résiste (porté par son Shayt), s’en prend à cette intention en attaquant les manifestations de son orientation : l’Islam et les Musulmans — et par extension le monde arabo maghrébin.
Donc, les opposants les plus virulents à l’Islam en sont souvent les plus proches, et leurs agressions démonstratives à son égard ne font que marquer le refoulement de leur attirance : il faut donc se montrer particulièrement indulgent envers eux, et essuyer leurs assauts avec patience, car il y a de fortes probabilités pour qu’on les retrouve un jour en prière à ses côtés.
Les vrais ennemis de l’Islam, en revanche (et les plus dangereux), ne sont pas les plus outranciers : ce sont ceux dont l’hostilité, dépassionnée, est froide et construite, reposant sur une rhétorique élaborée et une stratégie aiguisée (voire sur une fausse amitié), et qui s’appuient sur les premiers pour, les manipulant, leur faire faire le sale boulot d’agression et de passage à l’acte ; dans tous les cas, ce sont des ennemis de la foi au service du Taghut et du Dajjal, et leur méthode est double et repose sur le principe du pompier pyromane, consistant à jouer sur les deux tableaux — sur l’Islam d’un côté, et sur ses opposants de l’autre :
- Instrumentalisation de l’Islam à des fins de diabolisation : tout l’islam épouvantail wahhabo salafiste, daeshien, « étatislamiquien » (qui consiste en un détournement des Musulmans des vraies valeurs de l’Islam, pour les amener à un islam dévoyé — caricature qui n’a de la religion enseignée par Muhammad ﷺ que les apparences) participe de cette stratégie ; faux islam, il est la création des vrais ennemis de l’Islam authentique, et leur marionnette qu’ils utilisent notamment pour agiter le spectre du terrorisme via des actes sous faux drapeau ; dans une certaine mesure, le shiisme joue aussi, opportunément, ce rôle de repoussoir — mais aussi le mouvement migratoire anarchique de populations Musulmanes (qui résulte d’une opération d’ingénierie sociale), et plus subtilement l’extrême gauche hystérique, à la fois wokiste et pro palestinienne, dont la sympathie à l’égard de l’Islam relève plus du baiser du diable que d’une adhésion réelle — surtout lorsque l’on connaît l’anticléricalisme et la mécréance viscérale de ces gens ; car le fait d’associer, le plus naturellement du monde, la défense de l’homosexualité et du transgenrisme à la solidarité envers les Musulmans, crée dans l’inconscient collectif un amalgame douteux, et une image de l’Islam qui ne correspond pas (mais alors pas du tout) à sa réalité qui est l’attachement le plus indissociable à La Loi Divine bien comprise, et donc le rejet farouche de tout ce que porte le wokisme ;
- Organisation de la résistance à cet islam repoussoir, notamment par la fabrication des droites extrêmes : il s’agit d’invoquer le choc de civilisations, le grand remplacement, en exacerbant le fond de racisme antiarabe et d’islamophobie (les deux sont le plus souvent indissociables) qui sommeille plus ou moins en chaque occidental ; racisme antiarabe et islamophobie qui, on l’a vu, recèlent souvent une attirance refoulée vers l’Islam (et, au-delà, sa foi pure) : il s’agit donc d’exploiter et d’exalter cette réaction épidermique (en réalité celle du Shayt face au Ruh qui cherche à répondre à l’appel de la lumière), avant que cette cause profonde (celle du Ruh, donc, qui pousse en sourdine) ne se révèle et ne vienne l’inverser, faisant passer l’âme de la domination du Qarîn et de l’hostilité hystérique à l’Islam, à la domination de Ruh et à la soumission à la religion agréée — sachant que tout sentiment antireligieux épidermique procède du même mécanisme spirituel : le refoulement brutal, par le Shayt, de Ruh qui cherche à trouver la voie de la lumière — comme quelqu’un qu’on étrangle cherche de l’air, incitant son agresseur à serrer encore plus fort ; le vrai ennemi, dans le fond, est donc intérieur — le Shayt —, et les gens du Taghut et du Dajjal ne sont que des influenceurs extérieurs qui viennent enfoncer le clou, jouant opportunément sur la faiblesse de l’âme en proie à son Shayt, pour qui la meilleure défense reste l’attaque.
Les opposants les plus vindicatifs de l’Islam, donc, sont souvent tiraillés entre leur attirance profonde et souvent inconsciente, et les influences extérieures des vrais ennemis de la foi — et c’est donc dans leurs cœurs que se joue le vrai combat ; et si les Musulmans ne viennent pas contrebalancer par un comportement irréprochable l’influence néfaste, sur ces gens en proie à un conflit intérieur, des mécréants avérés, il y a de fortes probabilités pour que ces derniers entraînent la victoire en eux du Qarîn rebelle et de son Shayt : il ne faut donc pas rentrer dans ce piège facile de répondre à l’hostilité par l’hostilité, à la passion par la passion ; on se défend si nécessaire de manière proportionnée, mais si les attaques ne sont que verbales, il est inutile d’y répondre — si ce n’est par l’invocation afin qu’ALLAH ﷻ pardonne et guide.
Et même, le premier réflexe du Musulman pieux, face à un comportement islamophobe hystérique, doit être de se dire que cette agressivité exacerbée cache probablement un conflit intérieur, et qu’il convient de s’adresser plutôt au Ruh entrouvert (et qui ne demande qu’à s’ouvrir davantage) de l’agresseur, qu’au Shayt de son Qarîn qu’il vaut mieux ignorer avec sagesse.
C’est ainsi que cette cause, si elle est sincère et constante, finit par entraîner chez l’islamophobe apparent une réflexion, puis une intention de remise en question et de repentir (donc une intention, même inconsciente, de cheminer vers ALLAH ﷻ), et enfin l’ouverture1 ; lui révélant in fine que son hostilité n’était tournée que contre lui-même — ou plutôt contre le croyant soumis (Muslim) qui sommeillait en lui.
Car le Musulman, c’est bien celui qui, par sa soumission à ce qu’il y a de sacré en lui, à ce lien invisible entre son Seigneur et lui, éteint son conflit intérieur et trouve enfin la paix ; cette paix intérieure dont les Musulmans se souhaitent réciproquement le maintien et la pérennité en s’adressant le Salam — et ça n’est pas pour rien que Sayyidina Muhammad ﷺ tenait tant à ce que les membres de sa communauté se le transmettent.
Et le répandent, le diffusent, le propagent.
- Et c’est ainsi que mon frère Mounir, par son effort de Daʿwa patient et sincère, a fini en 2014 par venir à bout des résistances et gesticulations de mon âme gouvernée par mon Shayt, et à faire qu’ALLAH ﷻ libère le flux montant de mon Ruh, qui ne demandait qu’à s’élever vers son Seigneur mais demeurait contraint, captif, contenu par la tyrannie de mon Shayt ; et La Grande Miséricorde d’ALLAH ﷻ, dans cette affaire, c’est que, comme mon Shayt ne voulait pas céder, ALLAH ﷻ a littéralement forcé l’ouverture (ce qui n’est pas courant — et les causes de Mounir ne sont pas étrangères à ce miracle), d’où ma sensation d’avoir été spirituellement violé ; dans tous les cas, l’ouverture ne peut se produire si le serviteur n’a pas préalablement émis une intention sincère, du plus profond de son cœur (même inconsciente), de connaître ALLAH ﷻ : c’est LA condition. ↩︎

