L’accouplement des Jinn

  1. Ces Jinn et les anges sont de la même matière première — à savoir le troisième état de la lumière muhammadienne : ALLAH ﷻ en a d’abord créé les anges, puis, secondairement, avec ce qu’il en restait, Il a extrait les Jinn : en gros, ces derniers ont été créés avec les « restes » de la lumière des anges, les « chutes » (et on voit bien ici en quoi un Jinni comme Iblis est la « chute » d’un ange), et ils sont donc moins complets qu’eux, moins parfaits, moins aboutis ; il leur reste tout de même un fond de crainte d’ALLAH ﷻ — car ils ont été créés, à la base, pour L’adorer ; et ça n’est qu’à partir du moment où Iblis, ange déchu en Jinni (qui s’est ainsi vu dépouiller de tous ces attributs angéliques qui font que les anges sont plus complets que les Jinn), a intégré le monde des Jinn et s’est mis à y procréer (conformément à sa nouvelle nature de Jinni), que le peuple des Jinn a été contaminé, via sa descendance, par son Shayt : c’est ainsi que, depuis Iblis, ces Jinn sont désormais les Jinn des hommes mécréants, après avoir été les Jinn des premiers hominidés qui L’adoraient naturellement en se fondant harmonieusement dans Sa Création — mais sans connexion avec LUI, sans Ruh (ça, ça ne vient qu’avec Adam) ; ils restent aussi les Jinn des animaux — mais dans le cas où ils doivent intégrer un corps animal, leur Shayt est considérablement atténué, voire neutralisé par l’instinct lié à leur corps animal (l’instinct est lié au corps animal comme Ruh est lié au corps adamique humain) : et c’est d’ailleurs cet instinct qui, véritable programme informatique à la puissance infaillible, intègre l’adoration naturelle d’ALLAH ﷻ chez les animaux — comme Windows intègre Office : car «Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie ALLAH ﷻ » — et les animaux ne font pas exception à la règle (seuls les mécréants parmi les hommes, parce qu’ils ont fait ce choix en vertu de leur libre arbitre, dédaignent de Le glorifier et font exception à cette règle). ↩︎
  2. C’est bien évidemment ALLAH ﷻ Qui a conçu ces esprits, mais Il attribue cette conception aux prophètes pour établir leur descendance (et pour établir la filiation des esprits). ↩︎
  3. Par le pieux interposé : ainsi, quand tel Walî se proclame père spirituel de tel individu, il faut comprendre qu’il ne l’est que par procuration du prophète qui l’a exhalé et dont il est le représentant sur terre — le Muqaddam — pour une génération et une région données. ↩︎
  4. La plupart des Arabes pieux de l’époque de la Révélation étaient des descendants spirituels et biologiques du prophète Ismaël. ↩︎
  5. ALLAH ﷻ conserve par-devers LUI, sinon en Ses Domaines du moins aux cieux les plus élevés de l’univers muhammadien (aux confins de ce dernier, aux abords immédiats de Ses Domaines réservés), les esprits qu’Il a imaginés dans l’attente de leur existenciation : ils relèvent encore de Son For Intérieur, de Son Arrière-Pensée. ↩︎
  6. C’est ainsi que, dans des Ahadith, on voit le Prophète ﷺ interagir avec des pierres ou des arbres, jusqu’à les faire se déplacer : c’est juste qu’il communique, via son esprit, avec les Jinn de ces créatures — car son esprit n’est pas limité à la seule dimension des hommes (|e Nasut) : il couvre, en termes d’amplitude, la quasi totalité du Mulk ; ainsi peut-il échanger avec les hommes dans le Nasut, avec les Jinn dans le Malakut, avec les anges dans le Jabarut — et même directement avec ALLAH ﷻ en Ses Domaines — du moins les plus proches de nous, Lâ-Hût et Ya-Hût (Ha-Hût reste normalement inaccessible, même à Sayyidina Muhammad ﷺ). ↩︎
  7. Même un descendant biologique de Muhammad ﷺ peut recevoir un Jinni iblisien (ou, si l’on se place du point de vue spirituel, un Jinni iblisien peut intégrer un corps descendant biologiquement de Muhammad ﷺ) : c’est ainsi qu’on peut trouver des pervers alcooliques et fornicateurs dans la descendance biologique de Muhammad ﷺ : leurs Anfus ne sont pas constituées d’esprits créés du souffle de Muhammad ﷺ — même si leurs corps descendent de ce dernier. ↩︎
  8. « Il n’engendre pas et n’est pas engendré. » (112:3) ; on ne peut rapporter le souffle duquel sont créés les pieux à un acte de reproduction, de coït — fût-il spirituel ; et même s’il s’agit d’un acte de création (alors qu’ALLAH ﷻ est Incréé : la comparaison avec LUI s’arrête là), il est noble et s’apparente à l’insufflation par ALLAH ﷻ à Adam de Ruh. ↩︎

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