بسم الله الرحمن الرحيم
Ce qu’ont fait nos maîtres1 au Sham en collaborant avec le pouvoir Alawite2, qui est perçu par beaucoup de nos frères comme de la trahison et une forme d’allégeance servile au régime, n’est en vérité que pure miséricorde pour la Umma : s’interposant comme tampon entre elle et ce régime, ils l’ont préservée autant qu’ils ont pu, et fait en sorte qu’elle ne disparaisse pas sous l’effet de la persécution ; car leur position officielle dans le régime constituait une immunité et une garantie pour la communauté — et c’est ainsi qu’ils ont pu l’envelopper d’une bulle protectrice, tout en menant sur elle un travail salutaire d’éducation spirituelle et en la préservant de la tentation politique.
Car nos maîtres savaient pertinemment que, jusqu’à l’arrivée d’Al-Mahdi, la Umma n’aurait plus de leader légitime dans la continuité des quatre Califes Râshidûn3 ; et que toute implication politique, dans ce contexte, de la part de ses membres, serait illicite, relevant de l’initiative personnelle des Anfus livrées à elles-mêmes : ils ont donc contenu, avec douceur, des musulmans frustrés et, pour certains, prêts à passer à l’acte — à se rebeller contre le gouverneur.
Or, la rébellion contre le régime Alawite, en termes de foi, n’était pas viable — qu’elle relève d’une initiative personnelle, ou qu’elle consiste à rallier le faux Jihad initié par les forces du Dajjal4 : seule la patience dans la piété était de mise dans cette situation — comme elle l’est d’ailleurs pour tous les musulmans éprouvés par la tyrannie du Dajjal partout dans le monde.
Car ce règne du Dajjal, avec tout ce qu’il implique de difficultés et de souffrance, est une épreuve : une épreuve d’endurance et de foi qui consiste à se rapprocher d’ALLAH ﷻ dans la difficulté de l’oppression, sans se laisser perturber ni distraire par un contexte qui pousse à se laisser aller à l’émotion — soit en réagissant avec colère, soit en s’effondrant dans le désespoir ; car d’une part, le Prophète ﷺ nous a clairement mis en garde contre la colère ; et d’autre part, désespérer relève de la faiblesse — si ce n’est de la mécréance : car désespérer, c’est désespérer de La Miséricorde d’ALLAH ﷻ.
Et non seulement nos maîtres ont protégé la Umma, mais encore, par leur travail de Daʿwa, ont fait rayonner le message de Sayyidina Muhammad ﷺ à travers le monde — et notamment en Occident, pénétrant de l’intérieur, par les cœurs (plutôt que de l’extérieur, par les armes) ce bastion du Dajjal et de la mécréance ; et leur œuvre, dont on ne mesure pas encore la portée, est comme un parfum léger qui se diffuse lentement (mais en continu) dans un air irrespirable, saturé de fièvre et de miasmes, et qui est amené à se répandre partout — comme la lumière de l’aube finit par l’emporter sur les ténèbres de la nuit.
- Shaykh Ahmad Kuftaru, Shaykh Rajab Dîb, Shaykh Adnan Afyuni… — ALLAH ﷻ leur fasse Miséricorde. ↩︎
- Mais sans jamais se mêler de politique, se cantonnant à une représentation religieuse. ↩︎
- On en profite pour rappeler ici que les dirigeants de la Umma sont prédéterminés par Décret Divin : nul hasard dans cette affaire, et les quatre Califes bien guidés étaient bel et bien désignés de toute éternité par ALLAH ﷻ, avec pour chacun un rôle bien précis ; affirmer que trois d’entre eux étaient des imposteurs, comme le font les Shi’ites, revient à dire qu’ALLAH ﷻ S’est trompé, a fait une erreur de casting ; de même, la vacance de Khalifa actuelle jusqu’à l’arrivée d’Al-Mahdi, ainsi que le rôle de ce dernier, sont clairement déterminés par ALLAH ﷻ ; quant-à affirmer que les dirigeants de la Umma doivent être les seuls descendants du Prophète ﷺ, c’est non seulement réfuté par les Califats d’Abu Bakr, ʿUmar et Uthman, mais encore, si descendance il y a, nous osons émettre l’hypothèse qu’il pourrait tout aussi bien s’agir d’une descendance spirituelle que d’une descendance biologique — ce qui nous fait envisager qu’Al-Mahdi ne sera pas forcément Arabe (Salman était bel et bien de la maison du Prophète ﷺ — c’est Sayyidina Muhammad ﷺ lui-même qui l’a dit —, et il n’était pas Arabe mais Perse) ; et ce postulat laisse, et doit laisser la porte ouverte à plein de possibilités s’agissant de l’origine ethnique de ce personnage central de l’islam et de la fin des temps : car ce serait dommage de le louper, de ne pas le reconnaître, du fait d’une lecture étriquée et d’une interprétation par trop littéraliste des prophéties. ↩︎
- Est-il nécessaire de préciser ici que toute cette Fitna terroriste, soi-disant Jihadiste, qui a fini par s’imposer en Syrie en la personne d’Al-Jûlânî, n’était qu’une vaste opération sous faux drapeau organisée par les atlanto-sionistes et financée par leurs vassales que sont les monarchies arabes du Golfe ? Et que ces « musulmans » (qui ont le goût et l’apparence de l’islam mais n’en sont pas), formatés et préparés mentalement, dans le cadre d’une programmation MK, dans des prisons comme Abu Ghraib ou Camp Bucca, ne sont en réalité que des robots téléguidés par le Mossad et la CIA afin de servir les intérêts hégémoniques des États-Unis et d’Israël ? ↩︎





